sabato 15 gennaio 2011

Un point de non retour pour la Tunisie

Voce Repubblicana, 15 Janvier 2011
Interview à Jean Léonard Touadì
de Lanfranco Palazzolo
"Cette révolte est un point de non retour en Tunisie". Rien ne sera jamais, comme avant, a déclaré à la " Voce repubblicana ", le député du Parti démocrate (PD) Jean-Léonard Touadi. Il a écrit des essais sur l’Afrique: "L’Afrique-La marmite en ébullition", Editions EMI, 2003 et "L’Afrique sur la bonne voie", (Società editrice internazionale), 2006.
V.R: Deputé Touadi, la révolte contre le régime de Ben Ali en Tunisie, est une cause économique ou c’est simplement un soulèvement civile et politique?
Touadi:Nous avons toujours considéré la Tunisie, comme une sorte de paradis touristique. Nous sommes allés dans ce pays, mais aucun d’entre nous, a réalisé auparavant, ce qui se passait dans ce pays du Maghreb. Le bureau de presse du régime est très contrôlée. Toutefois, ceux qui ont connu les banlieues de Tunis, étaient au courant; ils savaient que les jeunes de ce pays, avaient étudié, avaient une bonne éducation, une bonne culture, mais ils n’étaient pas en mesure, de se créer un avenir. Le régime autoritaire de Ben Ali, n’a donné aucun espoir, à ces jeunes là. La famille de Ben Ali, contrôle le pays, depuis les années ( 1980 ). La corruption a touché présque tous les coins du pays. Cette révolte, tôt ou tard, aller explosé. Le jeune qui s’est immolé par le feu, et qui a donné lieu à la révolte, a sacrifié son corps, en envoyant un message aux autres. Cette personne a voulu, tout simplement nous dire, qu’il n’avait aucun autre espoir, pour son avenir. Récemment, on a beaucoup parlé de la Libye, mais trop peu de la Tunisie voisine! Certains Etats ont eu une relation de complicité avec le régime tunisien. Je pense en particulier à la France. De nombreux pays européens, ont donné beaucoup de crédit à Ben Ali, parce que, ce pays pouvait assurer la stabilité dans cette région du Maghreb et la stabilité est un développement important, préalable à l’investissement, pour l’économie de ce pays. Mais c’est un pas de la stabilité, fondée sur la non-démocratie, de respect des droits de l’homme. Celle de Ben Alì, a été une stabilité fragile, qui est atteinte d’affaires avec la Tunisie.
V.R: Un gouvernement d’union nationale peut sauver la Tunisie?
Touadi:Je ne pense pas que les choses reviendront comme avant en Tunisie. Les émeutes du pain, dans la tourmente politique de l’Algérie est irréversible. Pour la Tunisie, nous sommes confrontés à un point de non retour. Aujourd’hui, il est nécessaire de limiter le pouvoir excessif de la famille de Ben Ali et s’ouvrir aux partis démocratiques.
V.R: Qui pourrait jouer un rôle de médiateur pour la Tunisie?
Touadi:Les émeutes en Tunisie ont été en cours depuis décembre. L’Union Européenne s’est exprimé il ya deux jours, sur le sujet. Et je crois que l’Italie, étant un pays qui n’a jamais été un pays colonisateur de la Tunisie, pourrait jouer un rôle important, pour la paix.
Un ringraziamento a M. Ba per la traduzione dall'italiano al francese.